Résonance

Au creux du petit matin
dans la chaleur couette
mes bras dessinent ta présence
Tout de moi frémit de toi

Dans la ville agitée
de la foule humaine indifférente
mes mains caressent l’invisible
Tout de moi frisonne de toi

Dans le choc des images d’un monde qui saigne
dans le vide des regards qui ne savent plus pleurer
mes mots se dérobent désarticulés
Tout de moi s’accroche à toi

Dans l’odeur sucrée du gardénia
dans la luciole qui imite l’étoile
mes images guettent ton sourire
Tout de moi communie avec toi

Dans la gouaille du clochard aviné
dans la pupille dilatée de celui qui veut oublier
mes lèvres bafouillent l’impuissance
Tout de moi se révolte en toi

Dans cette glaise qui enfante
dans cette chair qui éclate
mes émotions n’épuisent pas le désir
Tout de moi respire en toi

Par ton cœur d’union libre
par ton esprit partage en humanité
par ton âme désirante de l’inconnue lumière
Tout du monde sensible résonne en moi