Ô oiseaux

Ô oiseaux
Ô compagnons ailés
Chers êtres de l’évolution
qui avez transgressé la loi de la gravité
incitant nos esprits lourds
à s’élever vers l’immensité des cieux
impulsant nos âmes vers le Très Haut

Ô Horus ô Symorgh ô Phénix, ô Hermès, ô Pégase
qui avez accompagné nos consciences vers la lucidité

Chers oiseaux des campagnes et des villes
qui allégez les heures lourdes
qui éveillez l’espoir et la joie dans nos cœurs
vos chants d’Amour sont-ils la vibration
de cette unité sonore mélodieuse qui unit le haut et bas

Chers oiseaux demeurez nos compagnons fidèles
que vos chants aident les humains
dans le réenchantement de ce monde en péril
ce monde dont vous êtes les messagers de la Beauté

 

 

Traces

Dans le métro
sur le panneau
en lambeau

Une affiche
arrachée déchirée déchiquetée

Traces
en blanc et noir
d’un visage

Dans la mémoire
en miroir
une histoire

Des visages
délavés effacés oubliés

Traces
en ombre et lumière
d’êtres chers

Pourtant
en ce moment
présent

Incorporé digéré assimilé

Traces
en mirage et image
de la passation d’un ancrage

 

En haut et en bas

La parole des sages
comme les étourneaux en bande
atterrissent sur les villes et les campagnes
les mots
pénètrent les esprits
touchent les corps
épanouissent les âmes
créant trouble et paix

La terre bruit
ses lèvres de glaise prononcent des oracles
maudissant les humains qui l’empoisonnent
réveillant les forces obscures du pentacle

Un goutte à goutte de mots d’amour
irrigue les cœurs desséchés
coincés dans des coffres-forts
remplis de monnaie dématérialisée

Ils ont tout perdu la guerre leur a tout pris
Ils ne possèdent rien pas même une trace de leur existence
Ils dorment dans la rue mangent dans les poubelles
Ils prennent la drogue ou la pirogue  de l’espoir
pour un ailleurs meilleur

Dans le cosmos des étoiles mortes
montrent encore le chemin
bouées dans le chaos
elles creusent le temps et l’espace

En haut et en bas
en ombre et lumière
le mouvement des mondes s’interpénètre

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