Cœur Océan

Tout provient de l’eau !
Tout se conserve par l’eau !
Océan, accorde-nous ton œuvre éternelle

Goethe – La nuit de Walpurgis

De tes eaux profondes et amères
est née la vie

De ton flux et reflux
inspire et expire le souffle

Eau primordiale
Eau du déluge
Eau des désastres
berceau de la vie

Océan tu nous reçois et étreins
dans le ventre maternel des origines

Océan de vagues en vagues
tu divagues de ton éternel recommencement

Océan du vague à l’âme
des grains de sable dans le sablier du temps

Océan peintre de notre planète bleu
des couchers de soleil sur les eaux du bas

Océan qui rend léger les corps
cristallise nos peurs
dissous nos humeurs
aspire nos peurs

Océan déborde et unis nos coeurs
dans la fusion d’une ferveur

Océan que l’évaporation de tes eaux
élèvent nos âmes dans l’au-delà

Voyage

« Le véritable voyage ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure »
Antoine de Saint-Exupéry

Nous sommes à l’intérieur de nous-même
fabriqués à l’image de la planète
nous renfermons
des espaces désertiques et inexplorés
des tempêtes toujours prêtes à exploser
des feux se consumant d’amour refoulé
des lacs aux eaux endormeuses abandonnés
des lieux d’enfance à revisiter
des portes fermées renfermant trésors ou secrets
des grottes souterraines où jaillissent des sources pures

Nous partons en vacances au bout du monde
découvrir des territoires et des cultures inconnues

Nous pourrions être en vacance de nous-même
explorer les réserves secrètes du voyage intérieur

Pour ce trajet
partir avec une valise vide
s’asseoir confortablement
s’entourer de silence
fermer les yeux
inspirer et à chaque expire
s’enfoncer dans les profondeurs intimes
du territoire vers Moimaime

C’est un voyage au long court
une exploration jamais terminée
remplie d’obstacles inattendues
d’émotions paralysantes ou éveillées
de mises en danger continues

Peu à peu une légèreté survient
les poussières d’étoiles
du début de la nuit des temps
à nouveau scintillent
un vide plein résonne
le moi s’évanouit dans le Soi
destination ultime du voyage

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