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Aragon ou le mentir-vrai – Festival OFF d’Avignon

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« J’ai embrassé à parts égales l’amour et le communisme, jusqu’à m’en écarteler. »

La vie d’Aragon est un roman, où tout est vrai, où tout est mensonge. A commencer par le mystère de sa naissance ! Il a constamment réécrit sa vie, constituant ainsi un véritable art poétique, qu’il qualifie lui-même de « mentir-vrai ».

Aragon a tout connu : les deux guerres mondiales, les tranchées, la guerre d’Espagne, la résistance, le soviétisme, le stalinisme… Il a participé à tous les mouvements littéraires, le dadaïsme, le surréalisme, la littérature « engagée »… Romancier, poète, journaliste… Il a connu l’amour fou, dans sa fulgurance et sa durée. Son œuvre est immense et ne peut se comparer, au moins en quantité, qu’à celle de Victor Hugo

Le spectacle cherche à témoigner de cette complexité… Le spectacle est donc une évocation à quatre voix – trois hommes, une femme – de la vie et de l’œuvre foisonnante. Parcours en poésie et en chansons, en images et en musique…. Récit impressionniste et fragmentaire…. Voyage sans nostalgie à la recherche de l’éternité et de l’actualité de l’œuvre et de son auteur…

Avec Alain Bonneval, Brigitte Deruy, Bernard Leblanc et Dominique Legrix à l’accordéon

Du 6 au 27 juillet 2018 à 18h45 au Théâtre de l’Albatros Jardin (relâche 11, 18, 24 juillet)

©Photos Aaris

Fille à Karachi

Naître fille
N’être qu’une fille

Mes voisins sont venus
ils m’ont dit
tu as déjà deux filles
voici une troisième
il faut que tu t’en débarrasses

Et moi je ne voulais pas

Ma mère m’a dit la même chose
une fille est une bouche inutile
ta fille est pour la bouche du voisin
pour nous elle n’est qu’un poids
tu dois la tuer

Et moi je ne voulais pas

Elle était si belle ma fille
trop belle peut-être
elle devait mourir

Et moi je ne voulais pas

Ma fille est morte
j’ai du lui donner le produit
elle ne voulait pas mourir ma fille
alors je me suis dit qu’elle devait vivre

Je l’ai dit à ma mère
elle a donné du sirop pour la réveiller
trop tard
elle est morte dans la nuit

Et moi je ne voulais pas

Je n’ai pas pu l’enterrer dans le jardin
ma mère l’a fait

Elle aurait 10 ans ma fille
j’ai planté un arbre sur sa tombe
et je n’oublie pas

Je ne peux oublier ma fille
je n’oublie pas
moi qui ne voulais pas


écrit à la suite d’un reportage sur une chaîne TV

 

 

 

 

 

 

 

Festival d’Avignon off

ARAGON ou le Mentir-vrai – Bande annonce

La Compagnie « Entre Terre et Ciel » présente :
« Aragon ou le Mentir-Vrai »
(à partir des poèmes de Louis Aragon)

Du 6 au 27 juillet au Festival off d’Avignon à 18h45
Théâtre de l’Albatros – 29 rue des Teinturiers – relâche 11, 18, 24 juillet –
Montage, Texte additionnel et Mise en scène : Alain BONNEVAL
Vidéo : Chloé BAZAUD-GARREL
Régie : Aaris DESHAYES, Geneviève BONNEVAL
avec : Alain BONNEVAL, Brigitte DERUY, Bernard LEBLANC
et Dominique LEGRIX, dit Le MARQUIS, à l’accordéon

Louis Aragon
Poète, romancier, journaliste, communiste et dandy, (1897-1982).
Aragon fut de toutes les aventures politiques et littéraires du 20ème siècle.
Son œuvre est hantée par toutes les questions qui survivent à leurs réponses.
Où est le véritable amour, et comment faire face à l’infini du désir ?
A quelles fins l’art peut-il servir ?
Les histoires et l’Histoire ne sont-elles que bruit et fureur ?
Quelle est cette chose insaisissable qu’on appelle « monde réel » ?Quel est celui qu’on prend pour moi ? (in La Plèiade)

Présentation « Aragon ou le Mentir-vrai »
« J’ai embrassé à parts égales l’amour et le communisme, jusqu’à m’en écarteler. »
La vie d’Aragon est un roman, où tout est vrai, où tout est mensonge. A commencer par le mystère de sa naissance ! Il a constamment réécrit sa vie, constituant ainsi un véritable art poétique, qu’il qualifie lui-même de « mentir-vrai ».

Aragon a tout connu : les deux guerres mondiales, les tranchées, la guerre d’Espagne, la résistance, le soviétisme, le stalinisme… Il a participé à tous les mouvements littéraires, le dadaïsme, le surréalisme, la littérature « engagée »… Et surtout, Il a connu l’amour fou, dans sa fulgurance et dans sa durée : « Elsa sans qui je me serais tu-é. »

Pour témoigner de cette complexité, le spectacle est une évocation à quatre voix – trois hommes, une femme- et un accordéon, de la vie et de l’œuvre foisonnantes. Parcours sensible en poésie et en chansons, en images et en musique… Récit impressionniste et fragmentaire… Voyage sans nostalgie à la recherche de l’éternité et de l’actualité de l’œuvre et de son auteur…

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »